Cas d’usage. Cette page décrit notre méthode appliquée à une situation type. Elle ne présente pas une mission client.
L’implémentation de l’IA dans l’informatique de l’assurance a déjà commencé, souvent sans plan. Dans les directions informatiques des assureurs et chez leurs prestataires, l’intelligence artificielle est déjà là. Elle n’est pas arrivée par un grand programme : elle est entrée par le bas, équipe par équipe. Cette page explique comment nous aidons une direction informatique à reprendre la main sur ces usages, puis à implémenter l’IA là où elle apporte réellement quelque chose, de l’audit à l’implémentation de la solution.
Le constat : une IA entrée par le bas
Un développeur utilise un assistant de code. Une équipe de recette génère ses jeux de tests. Une autre fait documenter un système ancien que plus personne ne connaît en entier. Les premiers agents arrivent dans la gestion des sinistres et dans la relation client.
Chaque initiative a du sens. Ensemble, elles posent trois questions qui restent souvent sans réponse :
- Quelles données sortent ? Code source, données de contrats, éléments de dossiers sinistres : ce qui est saisi dans un outil n’est pas toujours connu, ni encadré.
- Qui valide ? Un test généré, une documentation produite, une action proposée par un agent : la personne qui contrôle n’est pas toujours désignée.
- Qu’est-ce que cela rapporte réellement ? Sans mesure de départ, personne ne peut dire si l’outil fait gagner du temps ou en fait perdre en corrections.

Ce qui est en jeu dans l’assurance
Dans l’assurance, une décision doit pouvoir être expliquée et retracée. Un agent qui propose une action sur un dossier doit donc passer par une règle claire, définie à l’avance :
| Règle | Ce que cela veut dire | Exemple type |
|---|---|---|
| Action autorisée | L’agent agit seul, l’action est tracée. | Classer une pièce reçue dans le bon dossier. |
| Validation humaine | L’agent prépare, une personne décide. | Proposer une réponse à un assuré ou une évaluation. |
| Action bloquée | L’agent n’a pas le droit d’agir. | Toute décision qui engage un règlement ou un refus. |
Dans les trois cas, une trace est conservée. Sans ce cadre, les équipes avancent seules, et la direction découvre les usages après coup. Pour aller plus loin : agents IA en entreprise, pourquoi la sécurité commence par les autorisations.
Notre méthode, de l’audit à l’implémentation de la solution
1. Audit des usages réels
Entretiens et observation, équipe par équipe : développement, recette, exploitation, études, équipes métier en lien avec l’informatique. Nous relevons les outils employés, les données manipulées, les tâches répétitives et les points de contrôle qui existent déjà.
2. Cadre d’usage
Nous écrivons avec vous les règles : données autorisées outil par outil, cas où la validation humaine est obligatoire, journal des actions des agents, règles applicables aux prestataires. Ce cadre se pose avec votre direction des systèmes d’information, votre sécurité et votre responsable de la protection des données. Notre modèle de charte IA peut servir de point de départ.
3. Plan d’implémentation
Les usages sont classés selon trois critères : leur valeur, leur faisabilité et leur risque. Le premier lot porte sur une tâche fréquente, mesurable et contrôlable, par exemple la génération de tests ou la documentation du code existant. Les usages plus sensibles, comme les agents qui interviennent sur des dossiers, viennent ensuite, une fois le cadre éprouvé.
4. Mise en place et mesure
Avant le premier lot, nous établissons une mesure de départ. Après la mise en place, nous mesurons les mêmes indicateurs :
- le temps passé sur la tâche ;
- les corrections nécessaires après passage de l’outil ;
- les incidents ;
- l’adoption réelle par les équipes.
Le lot suivant n’est lancé que si le premier a fait ses preuves.
Un premier lot type : la génération de tests
La génération de jeux de tests est souvent un bon premier lot : la tâche est fréquente, son résultat se contrôle facilement, et elle ne touche pas directement aux assurés. Concrètement :
- nous choisissons avec l’équipe de recette un périmètre limité ;
- nous fixons les données qui peuvent être utilisées, en privilégiant des données fictives ou anonymisées ;
- nous écrivons et testons les consignes sur les cas réels de l’équipe ;
- chaque test produit est relu avant d’entrer dans le référentiel ;
- nous comparons le temps et la qualité avant et après.
Ce que la direction reçoit
- Une cartographie des usages : qui utilise quoi, sur quelles tâches, avec quelles données.
- Un cadre d’usage écrit, applicable aussi aux prestataires.
- Un plan d’implémentation chiffré, lot par lot.
- Des mesures avant et après pour chaque lot mis en place.
Une absence d’automatisation peut aussi être une recommandation justifiée. Nous le disons quand c’est le cas.

Pour qui
Directions des systèmes d’information d’assureurs, de mutuelles et de courtiers, responsables d’équipes de développement, de recette ou d’exploitation, et prestataires informatiques qui travaillent pour le secteur. La même méthode s’applique aux métiers proches qui produisent des dossiers, des chiffrages et des rapports, comme l’expertise en sinistres : voir notre cas client Omega Expert.
Questions fréquentes sur l’implémentation de l’IA dans l’assurance
Faut-il changer d’outils ?
Pas nécessairement. L’audit commence par ce que les équipes utilisent déjà.
Nos données peuvent-elles rester chez nous ?
C’est l’un des premiers points de l’audit. La réponse dépend des outils et des contrats en place, et nous la documentons avant tout déploiement.
Combien de temps avant un premier résultat ?
Le premier lot est choisi pour être mesurable rapidement. Le calendrier est fixé avec vous après l’audit.
Travaillez-vous avec nos prestataires informatiques ?
Oui. Le cadre d’usage s’applique à eux aussi, et l’audit couvre les outils qu’ils emploient sur vos projets.
Formez-vous les équipes ?
Oui. Les équipes concernées par chaque lot sont formées sur leurs propres tâches, avec Inside by Pionarius.
Vous dirigez une équipe informatique dans l’assurance ? Parlons de vos usages actuels et de votre premier lot.
À lire aussi : notre conseil en intelligence artificielle et notre modèle de charte IA gratuit.
Pour aller plus loin : les recommandations de sécurité de l’ANSSI pour un système d’IA générative.


